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Principe
Les plantes, substances, préparations et spécialités vénéneuses constituants des médicaments peuvent bénéficier de l'exonération lorsqu'ils contiennent une ou plusieurs substances vénéneuses à des doses ou concentrations trop faibles pour justifier l'application du régime particulier de ces substances ou lorsqu'ils sont utilisés pendant une durée très brève (Art. R.5132-2 CSP).
Les tableaux d'exonération (en médecine humaine)
Les tableaux d'exonération comportent trois colonnes pour chaque substance et formes pharmaceutiques ou voies d'administration. Les exonérations prévues pour les bases s'appliquent à ceux de leurs sels soumis au régime des substances vénéneuses, à raison de la quantité de base à laquelle ils correspondent.
Dans le cas général, pour être exonéré :
Quelques cas particuliers :
Conséquences de l’exonération
Le médicament exonéré échappe aux obligations afférentes à la dispensation des substances vénéneuses : production d'une ordonnance, inscription à l'ordonnancier, étiquetage spécifique, restrictions éventuelles de renouvellement etc. Le praticien prescrivant un produit stupéfiant à dose exonérée (dans une préparation magistrale, par exemple) n'est pas tenu d'utiliser une ordonnance sécurisée, ni d'indiquer en toutes lettres la quantité prescrite.
Remarque : Le « délistage » de certaines spécialités vient élargir le champ de la médication officinale et familiale.
Certaines obligations persistent :
A noter que dispenser en une seule fois sans ordonnance plusieurs unités de conditionnement d'un médicament exonéré constitue un détournement de la réglementation, si la quantité totale de substance vénéneuse dépasse les doses ou concentrations prévues dans les tableaux d'exonération.
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